Comment changer le monde par David Bornstein

La Chambre d'écoute (1952) de René Magritte.

Ce livre présente des individus qui résolvent des problèmes sociaux à grande échelle. Il ne s’agit généralement pas de gens célèbres. Ce ne sont ni des personnalités politiques ni de grands industriels. Leur point commun? Ce sont des personnes qui, par leurs innovations, leur charisme et leur ténacité, refusent le statu quo, exploitent de nouvelles opportunités et transforment de manière fondamentale la société.Disséminés aux quatre coins du monde, ils sont partis d’une idée-force susceptible d’améliorer le quotidien de leurs contemporains et ils l’ont mise en œuvre au niveau de villes, de pays , voire, dans le monde entier…

« Une idée est comme une pièce de théâtre: même si c’est un chef-d’œuvre, il lui faut un bon producteur et un bon attaché de presse, sans quoi elle risque de ne jamais être jouée, ou bien elle sera jouée mais, faute de public, sera déprogrammée au bout d’une semaine. De même, une idée un se détachera pas des autres pour être universellement adoptée simplement parce qu’elle est bonne; elle doit être habituellement vendue avant de pouvoir modifier véritablement les conceptions et les comportements des gens. »

« Le changement, nous devons le déclencher, le provoquer. Même si l’inspiration est en elle-même romantique, ce qu’elle désire, ce sont des résultats matériels, une réalité redessinée…Créer des projets, les mettre en œuvre et réussir, puis être le témoin de la concrétisation d’un rêve, c’est ça, le bonheur. L’argent ne fait que faciliter les choses. »

« Le principal souci de bien des gens remarquables est de faire bonne figure et de jouer un rôle. Ils sont utiles à la société, où les images sont très importantes et où l’affirmation de la personnalité est essentielle à la gestion des affaires. Mais en général, c’est l’autre catégorie de gens qui fait avancer les choses, ceux qui passent leurs temps à rechercher des lieux et des ouvertures pour peser sur le cours des évènements. Ces lieux ne sont pas toujours les plus en vue. Quant aux ouvertures, elles se produisent rarement quand la majorité les attend. Qui les recherche doit renoncer aux feux de la rampe. »

« Ceux qui ont le plus de succès sont généralement ceux qui affichent le plus de détermination pour atteindre un objet à long terme qui leur tient particulièrement à coeur. Ils se montrent souvent plus systématiques dans leur façon de chercher des ouvertures, ils anticipent mieux les difficultés, suivent de plus près leurs résultats et planifient à l’avance. Ils accordent une plus grande importance à la qualité et à l’efficacité, et sont plus proches des personnes qu’ils emploient, de leurs partenaires commerciaux et de leurs associés. Enfin, ils font passer les considérations à long terme avant les bénéfices à court terme. »

« Pour arriver à résoudre des problèmes, les gens doivent d’abord réussir à se convaincre qu’ils peuvent les résoudre. Une telle conviction ne vient pas spontanément. La capacité à provoquer le changement se développe chez un individu avec le temps, des modestes initiatives en entraînant peu à peu de plus ambitieuses. Mais ce processus doit commencer quelque part, par un parcours particulier, un exemple, un avant-goût de la réussite quelque chose qui, en cours de route, aide l’individu à se convaincre qu’il est possible de rendre le monde meilleur. Ceux dont l’action est motivée par une telle conviction la communiquent à d’autres. Ils sont incroyablement contagieux. Et leurs parcours méritent d’être racontés. »

Aller à : L’expérience d’AshokaL’expérience marocaine

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8 commentaires sur “Comment changer le monde par David Bornstein

  1. J’ai deux citations sur mon blog, l’une d’elles est assez adaptée à ce texte :
    « Ceux qui veulent réussir, trouvent des moyens; les autres, des excuses. » Mac Arthur
    Cela coupe déjà la population en 2 parties, pas forcement égale !

    Concernant Magritte, la pomme peut représenter l’homme enfermé qui ne peut (veut) plus grandir, bloqué par ces murs construits … par l’homme !

    1. A bas l’oisiveté, la vie n’est pas un restaurant mais un buffet en libre service. Levons-nous pour nous service ;) La pomme surdimentionnée à la Botero peut exprimer l’idée du changement qui est considéré renaissance pour les uns et angoisse pour les autres…détruisons les murs et bâtissons des ponts …bonne journée

  2. « Réussir »… dans le sens où notre société l’entend de nos jours, je déteste. Je déteste aussi les « battants », les « quand-on-veut-on-peut » et autres mini-fascismes. Malheureusement, les extraits du livre l’illustrent bien : si on est très motivé par une idée, pour la concrétiser, il faut se battre ! Se battre contre l’indifférence des autres, la jalousie, la rivalité…
    Pas étonnant que je n’ai pas « réussi » dans la vie.

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