Sélection Prix Littéraire La Mamounia 2011

La Mamounia organise la seconde édition de son prix littéraire qui met en compétition des écrivains marocains francophones. Un prix de 200 000 dhs sera décerné au gagnant. Le jury est composé de Layla Chaouni, Mouna Hachim, Mahi Binebine, Tidiane N’diaye,  Marc Dugain, Christine Orban, Denise Bombardier, Jacques De Decker, Guillaume Durand et Khalid Zekri.

Voici les titres retenus pour l’édition 2011 dont le lauréat sera dévoilé le 1 Octobre prochain:

►Mohamed Leftah : Le dernier combat du capitan ni’mat (La différence)
►Sonia Terrab : Shamablanca (Atlantica Séguier)
►Fouad Laroui : Le drame Linguistique Marocain  (Zellige)
►Safia Azzedine : La Mecque Phuket (Léo Scheer)
►Maria Guessous : Hasna ou le destin d’une femme (La croisée des chemins)
►Lamia Berrada-Berca : Kant et la petite robe rouge (La cheminante)
►Omar Berrada : L’Encensoir (La croisée des chemins)
►Mohamed Diouri : Chroniques de quartier (L’Harmattan)
►Myriam Jebbor : Des histoires de grands (L’Harmattan)
►Kebir-Mustapha Ammi : Mardochée (Gallimard)

Plus de détail sur www.mamounia.com

Livremoi.ma ou quand la librairie s’invite chez vous

Créé en mai 2009, Livremoi.ma est la première librairie en ligne marocaine. Toutes catégories confondues, elle compte 1.5 millions de titres.

Voici 10 bonnes raisons de choisir Livremoi.ma :

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3 . : Livremoi.ma vous propose un large éventail de choix en littérature générale, technique ou professionnelle et vous pouvez même commander des séries entières de BD et de Mangas.

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5 . :  Si, comme moi, vous en avez marre de votre libraire qui ne fait aucune différence entre un « l » et une   » zerwata »… Livremoi.ma assume son rôle de conseiller client.

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10 . : Vous pouvez suivre l’actualité de Livre-moi.ma en rejoignant sa page Facebook ou via le blog de la librairie.

Bon voyage livresque avec Livremoi.ma !

Article sponsorisé

Une année chez les français, par Fouad Laroui

J’ai grandi dans une famille qui révérait le savoir, la lecture, l’apprentissage mais qui n’avait pas le sou. Le mot suprême, c’était ‘âlem, le savant. Quand un enfant ou un adulte lisait, chez nous, on ne l’interrompait pas, on le regardait avec respect et fierté. Finalement, les deux choses se sont combinées : j’ai fait de très bonnes études car j’étais naturellement appliqué et travailleur, comme tous mes cousins Laroui. Mais j’ai fait des études utilitaires, avec l’idée de devenir ingénieur d’une grande école, parce qu’il fallait assurer l’ordinaire : n’étant ni fils d’archevêque ni héritier de Liliane Bettencout (à l’époque, on aurait plutôt dit : Rothschild), je savais que chaque centime que j’allais dépenser au cours de ma vie, j’allais devoir le gagner à la sueur de mon front. Ambition bourgeoise ? Plutôt : petite-bourgeoise. Parce que j’habitais un quartier populaire (le quartier Bouchrit d’El Jadida), je voyais bien ce que c’était que la pauvreté, la dureté de la vie : le sentiment de révolte est parti de là. Mais curieusement, parce qu’en même temps j’allais chaque matin à l’école des Français (l’école Balzac à Kenitra, Charcot à El Jadida), je voyais un contraste d’ordre esthétique qui alimentait une autre forme de révolte : pourquoi le Plateau (là où les Français habitaient à El Jadida dans les années 60) était-il le royaume de la beauté, de l’ordre, de la propreté, alors que Bouchrit, c’était la foule, les maisons mal foutues, la boue dès qu’il pleuvait ? Et pourquoi les chevillards ou marchands de gros, enrichis, ne pouvaient-il pas créer, à leur tour, de la beauté dans Bouchrit au lieu de construire d’horribles bâtisses cubiques pour y entasser leurs femmes et leurs vingt mioches ? Questions confuses dans la tête d’un enfant, mal formulées, mal pensées, mais qui n’ont cessé de me poursuive. Extrait d’un entretien avec Fouad Laroui

1969: Les Américains débarquent sur la Lune et Medhi Khatib atterit au lycée Lyautey de Casablanca. Ébloui par l’intelligence et la boulimie de lecture de son jeune élève ‘Gueddou gued el-foula’, son instituteur s’est battu comme un lion pour lui obtenir une bourse dans le prestigieux établissement, réservé aux enfants des hauts fonctionnaires français et des familles les plus influentes du régime marocain. Du jour où l’un de ses oncles l’abandonne à l’entrée du lycée, en lui fourrant dans les bras une paire de dindons qu’il est censé offrir au responsable de l’établissement, la vie de Medhi change de dimension…

Passages choisis :

« – La femme du boulanger, si du moins vous faites allusion au film de Pagnol, s’appelait Aurélie. Monsieur Je-sais-tout…
Morel s’obstina : – Angèle, j’vous dis !
Il abaissa les yeux et aperçut Mehdi, qui avait le sentiment de mesurer un centimètre et de peser un gramme. Morel rugit : – Toi, le boursier méritant ! Eh bien, mérite, mérite ! Comment elle s’appelle, la femme du boulanger ?
Mehdi, au bord de la panique, s’efforça de réfléchir. Il avait vu une ou deux fois le boulanger, à Béni-Mellal. C’était un homme bourru, vêtu d’une simple chemise et d’un short, qui enfournait dans le ferrane ardent, sans mot dire, les pains que lui apportaient les familles du quartier. Il ne connaissait même pas son nom (on l’appelait moul’ ferrane), comment aurait-il pu savoir comment se prénommait sa femme ? D’ailleurs, en avait-il une ? À Béni Mellal, la plupart des hommes enfermaient leurs épouses à la maison…transpercé par le regard de Morel , qui attendait une réponse, il eut l’idée d’inventer le nom le plus probable.
– Fatima ! Cria-t-il.
Les deux adultes se regardèrent, interloqués, puis ils éclatèrent de rire, elle gloussant, lui hoquetant, et Mehdi entre eux, espérant leur mort violente. »

« La veille, le vendredi, la mère de Mehdi avait pris une petite valise dans un débarras, une valise marron à poignée blanche, et y avait entassé des vêtements fraîchement lavés. On l’avait envoyé ensuite chez le coiffeur, Belhaj le sadique, qui l’avait martyrisé pendant une demi-heure, essayant de dompter sa chevelure rebelle avec un énorme sèche-cheveux qui lui avait brûlé le cuir chevelu sans qu’il osât se plaindre. Il n’avait jamais compris cette manie des coiffeurs de Béni-Mellal de vouloir coûte que coûte rendre lisses les cheveux bouclés ou crépu. C’était la mode, semble-il. Le lisse, c’était beau. Sus au crépu ! quand on voulait déprécier quelqu’un, on disait qu’il ou elle avait le cheveu kred… ravalant ses larmes, serrant les dents, l’enfant était rentré tard à la maison, la tête en feu, il n’avait rien pu avaler en guise de dîner. Pour la première fois de sa vie, il avait connu les affres de l’insomnie. Se tournant et se retournant dans son lit, les yeux obstinément fermés, il voyait très clairement un grand trou noir – c’était même tout ce qu’il voyait- et cet abîme semblait destiné à l’engloutir dans un avenir très proche. »

« Une heure plus tard, le dortoir se remplit. M’Chiche El Alami arriva sans se presser, ouvrit l’armoire et en sortit un très beau pyjama vert pomme, qui semblait luire dans la lumière crue que dispensaient les ampoules fixées au plafond. Il se déshabilla derrière la porte de l’armoire et alla bavarder avec les voisins. Ramon Fernandez lui lança d’un ton moqueur :
-Eh M’Chiche, t’as l’air d’une plante verte, avec ton pyjama ! Il faudrait te mettre en pot. Fais gaffe, si un mouton passe dans le coin, il te broute.
Des éclats de rire saluèrent la saillie. M’Chiche répondit tranquillement :
-La plante, elle te dit merde. Et le pyjama vient de Paris, direct des Champs Elysées. Tu peux en dire autant, Espagnol hazeq ?
-ça veut dire quoi, hazeq ?
-Ben, demande-le à ton chauffeur marocain, ou ton jardinier, ils comprennent l’arabe, eux.
-Mais je n’ai ni chauffeur ni jardinier, idiot. mon père est maraîcher. Tu crois qu’on est tous rupins comme toi ?
-C’est bien ce que je disais. Espagnol hazeq : fauché.
-Sale capitaliste ! on vous aura ! les aristocrates, à la lanterne ! »

« – Parce que tu es un pro-lé-taire ! lui assena-t-il d’une voix forte.
Mehdi eut envie de pleurer. Il ne connaissait pas le mot mais il sonnait comme une injure. Pourquoi ce barbu l’insultait-il ?
-Toi et moi, nous sommes prolétaires. Tu es marocain, je suis français, mais au fond nous sommes frères, nous partageons une même condition, un même destin : nous sommes les damnés de la Terre ! Nous voici face à face, dans cette salle de Lyautey : c’est dans l’ordre des choses. C’est ainsi, cela a toujours été ainsi : le prolétaire surveille le prolétaire, pour le plus grand profit du système. Les flics, les sans-grades, les mokhaznis, ce sont tous des prolétaires. Et ils cognent sur qui ? Sur d’autres prolétaires, leurs semblables, leurs frères ! Tous tes petits camarades sont chez eux entrain de manger de la broche, M’chiche fouette ses serfs, les rupins de mon age sont entrain de skier sur l’Oukaïmeden, comme ce facho de Dumont, le soleil brille au-dehors et nous feux, qu’est ce qu’on fait ? On s’enferme dans une salle de classe pour que je te tienne à l’œil ! C’est ça la logique du système ! »

« – T’as vu la jolie chikha ?
C’était donc ça, les fameuses chikhates ! Mehdi n’avait jamais vraiment compris ce qu’elles faisaient dans la vie, ces dames à la réputation sulfureuse- il savait au moins cela : elles avaient mauvaise réputation, puisqu’on parlait d’elles à voix basse, en étouffant un petit rire. Et puis, quand un garçon voulait en insulter un autre, dans la rue, il traitait sa mère de chikha, ce qui déclenchait sur-le-champ une bagarre homérique. Cependant, Mehdi avait lu dans un livre une description détaillée des geishas japonaises et de leurs multiples talents. Les illustrations montraient des femmes au teint exagérément blanc jouant d’un instrument de musique ou servent un thé, à genoux, à coté d’un samouraï hautain. Puisqu’elles portaient le même nom (chikha/geisha, c’était la même chose, avait-il décidé), Mehdi en avait déduit qu’il s’agissait des mêmes femmes. Intrigué par leurs allées et venues entre Béni-Mellal et le Japon, Mehdi avait gardé une vive curiosité envers ces luronnes dont le nom était une insulte mais sans lesquelles aucune fête n’était digne de ce nom. Et voilà qu’il en avait une devant lui ! Il la regarda avec attention. Elle était plutôt grasse, couverte de bijoux et exagérément maquillée – les joues rouges, les yeux charbonneux, la bouche sanglante. Il se dégageait d’elle une sorte d’indolence qui semblait masquer des dangers divers, comme si un volcan sommeillait sous sa djellaba. »

Une année chez les français, Fouad Laroui [9782260018346] – 125,00Dhs.

Au-delà de toute pudeur – Soumaya Naamane Guessous

hchouma

« Une femme sans pudeur c’est comme un plat sans sel » proverbe marocain

Hchouma est délicat à traduire: tantôt c’est la honte, honte d’avoir commis tel ou tel acte, tantôt c’est la pudeur et la hchouma interdit de se conduire de telle ou telle manière. Mais hchouma n’est en fait ni l’une ni l’autre: plus que la honte, plus que la pudeur elle est présente constamment, en tout lieu, en toute circonstance. Le mot n’a pas besoin d’être prononcé, la hchouma dicte, contrôle, interdit, elle se profile derrière bien des actes. Elle concerne le pauvre, mais aussi le riche, l’homme, mais aussi la femme, la jeune fille —surtout la jeune fille—, le citadin mais aussi le paysan, le nomade, le lettré mais aussi l’analphabète. C’est un code auquel on se conforme sans réfléchir, et qui légifère toutes les situations de l’existence. C’est le qu’en dira-t-on qui fait peur, et le discrédit sera jeté, non seulement sur le coupable, mais aussi sur ses proches et tout son entourage. Aussi la hchouma de l’un n’est-elle pas la hchouma de l’autre, celle de la jeune fille n’est pas la même que celle de la femme, qui n’est pas non plus celle de l’homme; la hchouma pour les jeunes n’est pas la même que pour les vieux, la hchouma en ville n’est pas la même qu’à la compagne etc. Il ne faudrait pas non plus confondre ce code de convenances avec ce qui est hram, c’est-à-dire interdit par la religion et punissable dans l’au-delà. Certains actes sont hchouma mais non hram. Le croyant n’a qu’à s’entourer de secret pour que son acte ne lui cause aucun discrédit, à condition toutefois que cet acte ne soit pas hram. Reportons-nous à la morale populaire: « Le forfait secret est acquis et pardonné… » La hchouma se présente donc comme un voile épais qui sépare deux mondes en totale opposition: l’un est régi par les us et les coutumes et exclut toute possibilité pour être de s’affirmer en tant qu’individu, hors du modèle social; l’autre univers est fait de silence est de secrets, c’est le monde de la personne, au-delà des conventions.

Au-delà de toute pudeur, Soumaya Naamane Guessous| EDDIF| 2007| ISBN 2908801116| 276 pages |


naamane guessousMaître-assistante à la faculté des Sciences Humaines à Casabanca, marocaine, Soumaya Naamane Guessous défend le droit des femmes et lutte pour que progressent les lois et se lèvent les tabous. Animée par un esprit de sérieux et d’objectivité, l’auteur a suivi pas à pas, à force de patientes questions, l’existence de femmes habituées au secret…

À voir :: Hchouma: le poids de la Honte ::

Miseria – Aïcha Ech-Channa

« Moi, j’ai peur de Aïcha Echa-Channa, non pas parce qu’elle a une autorité sur moi, mais justement parce qu’elle n’en a aucune. J’ai peur de cette femme parce qu’elle ne parle que pour dire la vérité, et j’ai réalisé que de nos jours, nous vivons dans un Maroc où peu de gens gagnent leur vie en disant la vérité. Nous passons notre temps à nous dire tout, sauf nos vérités. J’ai peur de Aïcha Echa-Channa parce qu’en lisant ce livre, je me suis rendue compte que quand je parle ou j’écris, mon seul souci est de séduire. Séduire, c’est travestir les vérités, les polir, les lisser, les fignoler pour créer chez mon auditeur ou mon lecteur une sorte d’euphorie. Je veux que mon interlocuteur m’associe à un état de bonheur, comme dune drogue. On me trouve sympathique, relax,…parce que je ne me frotte jamais trop à la vérité. Et Aïcha Echa-Channa n’est ni sympathique, ni relax, ni en tant que personne ni en tant qu’écrivain. La première fois que je l’ai rencontrée dans une salle de conférences à Casablanca, elle est venue vers moi avec un sourire généreux et m’a dit :  » j’aimerai avoir votre talent ». Vous avez, Madame Ech-Chenna, plus que le talent de manipuler les mots, qui est l’unique harfa où j’excelle. Vous maîtrisez un art âpre et difficile et qui ne vous rend ni riche ni adulée, celui du parler vrai. Un art qui fut une tradition au Maroc, celle des soufis et des saints qui illuminent notre histoire. Un art qui ne rapporte plus rien à notre jeune bourse de valeurs.
Aïcha Echa-channa dérange, énerve, elle trouble notre sérénité, elle détruit notre joli Maroc plein de solidarité et d’amour du voisin chanté par les prospectus du ministère du Tourisme. Aïcha Ech-Channa nous bouscule dans un Maroc de vérités insupportable que nous essayons soigneusement d’éluder, d’éviter. Le Maroc des enfants abandonnées par des pères indignes, je dis bien des pères d’abord! Ils sont indignes parce qu’ils profitent des archaïsmes d’une loi qui les délestent de leur responsabilité envers les femmes qu’ils engrossent. Celui des petites bonnes des beaux quartiers qui sont violées, abusées, meurtries, blessés, utilisées et jetées. Mais le Maroc insoutenable; inimaginable, c’est celui où les parents n’aiment pas leurs enfants, les placent dans des familles pour de l’argent, ou les vendent et les utilisent dans toutes sortes de trafics. Non, nous ne voulons pas entendre parler de ce Maroc de l’inceste où les pères violent leurs petites filles. Aïcha Ech-Channa me fait peur parce que cette lecture m’a forcée à rencontrer Ouarda, la bonne de 16 ans, mystérieusement amputée d’une jambe, Mounia dont le corps porte des traces de coups et qui répète :  » Moi, je n’ai personne, je ne suis la fille de personne ». Et Mohammed, le petit garçon de trois ou quatre ans, beau, avec de belles joues. C’est sûrement un enfant de la campagne qui est perdu et Brahim-Robert, le petit Malien de 11 ans, abandonné dans une ruelle marocaine et Farida, et Aïcha et Si Abbès…
J’ai honte Madame Ech-Channa, de réaliser qu’entre votre Maroc et le mien, il n’y a pas de ponts, ou si peu. La publication de ce livre en est un, car permettez-moi de vous dire Madame, qu’après vous avoir lue, je ne me sens plus la même. Comme les descentes en enfer et les traversées des désert, la lecture de votre livre, au style chaotique et inhabituel, tatoue le lecteur et lui laisse des traces. » Fatima Mernissi

Aïcha Ech-Chenna est née le 14 août 1941 dans la Nouvelle Médina de Casablanca.En décembre 2010, cela fera 49 ans qu’Aïcha Ech-Channa se consacre et se bat pour les plus déshérités de la société casablancaise. Elle est présidente et membre dondateur de l’association Solidarité Féminine qui prend en charge les mères célibataires. Madame Ech-Channa montre le chemin: elle parle, elle dit vrai, elle bouge pour que ça change, elle est contagieuse et elle n’est plus seule.

À voir: les combats pour aider son prochain
 

Aïcha Ech-Channa, Miseria| Le Fennec| 2000| ISBN  9789981838444 | 206 pages |