Un dur apprentissage dans Tchao Pantin

colucheUn ancien policier démissionnaire, l’inspecteur Lambert (Coluche) raconte comment il a  » fini » par comprendre son fils.

« J’étais un gros con de flic… Inspecteur Lambert… Tricolore jusqu’au slip… J’avais pas le temps pour mon fils… Ou alors pour l’engueuler… J’avais la tête au boulot… Alors évidemment un jour il en a eu marre d’avoir un père aussi con… A 16 ans, il a commencé à se droguer, j’ai voulu le désintoxiquer, à ma façon, pendant deux semaines, je l’ai enfermé dans sa chambre avec de l’eau et du pain sec, comme un flic… Si j’avais pu le foutre en taule, je l’aurais fait… Il hurlait, il était en manque. (…) un après-midi… il s’est sauvé… On l’a retrouvé mort d’une overdose. Il m’a fallu ça pour comprendre. Après ma femme s’est tirée et j’ai arrêté d’être con mais je suis mort, voilà. » 

 

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L’art de la guerre de Sun Tse

Le Sun Zi est le premier traité de stratégie au monde

Ce chef d’œuvre immortel qu’est le Sun Zi représente un véritable trésor d’idées. Rédigé vers le Ve siècle avant J.C., il considère la guerre comme comme une réalité inévitable,il montre comment la réflexion peut mener à la victoire; il met l’accent sur la dimension psychologique du combat, sur le rôle de la ruse et de la fuite (celui qui connaît son ennemi et se connaît lui-même mènera cent combats sans risque). La grande portée du Sun Zi a été affirmée au fil de l’histoire, et il sera certainement enrichi par les réalités d’aujourd’hui. Le passé peut être mis au service du présent, le militaire au service du civil;la quintessence du Sun Zi est certainement fort utile au management des organisations puisqu’il possède une vision claire d’une fraîcheur éternelle!

« Autrefois, ceux qui avaient l’expérience des combats, ne s’engageaient jamais dans les guerres qu’ils prévoyaient ne devoir pas finir avec honneur. Avant de les entreprendre, ils avaient l’assurance du succès. Si les circonstances ne leur semblaient pas propices, ils attendaient des temps plus favorables. Ils avaient pour principe que l’on n’était vaincu que par sa propre faute, comme on n’était vaincu que par la faute des ennemis. Savoir ce qu’il faut craindre ou espérer, avancer ou reculer suivant l’état de ses troupes ou de celui des ennemis, aller au combat quand on est le plus fort et attaquer le premier ou, si l’on est en infériorité, se retrancher sur la défensive, c’est ce que pratiquent les généraux expérimentés. »

« Point n’est besoin aux animaux d’une force exceptionnelle pour porter, à la fin de l’automne, leur fourrure d’hiver; point n’est besoin d’une rare acuité visuelle pour découvrir les étoiles; point n’est besoin d’une rare acuité visuelle pour découvrir les étoiles; point n’est besoin d’une oreille très fine pour entendre les roulements du tonnerre: tout cela est simple et naturel. Les chefs habiles ne trouvent pas plus de difficultés à la guerre, car ils ont tout prévu, ils ont paré à toutes les éventualités; ils connaissent le bon et le mauvais de leur situation et de celle de l’ennemi, savent ce qu’ils peuvent et jusqu’où ils peuvent aller. La victoire est une suite naturelle de leur savoir et de leur conduite. »

« Sachez le bon que produit la terre et vous profiterez de ses ressources; connaissez les routes et vous prendrez la bonne; par le calcul, sachez divisez exactement pour donner à chacun, en vivres et munitions, sans excès, ni trop peu. La balance vous apprendra à répartir la justice, les récompenses et les punitions. Enfin, rappelez-vous les victoires qui ont été remportées, les circonstances de la lutte et vous saurez ainsi l’usage qu’on en a fait, les avantages qu’elles ont procurés ou les préjudices qu’elles ont causés aux vainqueurs eux-mêmes. »

« Sans trop chercher à vivre ou à mourir, le général doit se conduire avec valeur et prudence, selon les circonstances; s’il a des raisons de se mettre en colère; qu’il le fasse avec mesure et non pas à la manière du tigre qui ne connaît aucun frein; s’il estime son honneur blessé et qu’il veuille le réparer que ce soit avec sagesse et non en suivant une impulsion capricieuse; il doit aimer ses soldats et les ménager, mais sans le monter avec ostentation et, soit qu’il livre des batailles, soit qu’il déplace ses troupes, soit qu’il assiège des villes, qu’il joigne toujours la ruse à la valeur, la sagesse à la force, pensant à réparer ses fautes, s’il en a commises, à profiter de celles de l’ennemi en se préoccupant de lui en faire commettre de nouvelles. »

« Si la discipline n’est pas maintenue, si les fautes ne sont pas réprimées, vous perdrez toute autorité et tout respect et, par la suite, l’emploi des châtiments les plus rigoureux ne fera qu’augmenter le nombre des coupables. Or, si vous n’êtes ni craint,ni respecté, si vous êtes dépourvu d’autorité, comment pouvez-vous êtres avec honneur à la tête de l’armée, et comment pourrez-vous combattre les ennemis de l’état? Quand vous devez punir, faites-le rapidement et dès que les fautes l’exigent. Quand vous avez des ordres à donner, ne les donnez qu’avec la certitude que vous serez promptement obéi; instruisez vos troupes en leur inculquant des notions pratiques; ne les ennuyez pas, ne les fatiguez pas sans nécessité. Le bon et le mauvais, le bien et le mal qu’elles peuvent faire est entre vos mains. Avec les mêmes individus, une armée peut être très méprisable avec tel général et invincible avec tel autre. »

Sun Tse. L’art de la guerre.1993,ISBN:978-2-266-07367-7.